Dispositif Jeanbrun (bailleur privé) quelles conditions pour en bénéficier ?

Dans un contexte de crise du logement, le statut de bailleur privé évolue en dispositif Jeanbrun (aussi appelé Relance Logement), attendu pour 2026, vise à relancer l’investissement locatif tout en facilitant l’accès au logement. Ce dispositif propose une fiscalité avantageuse, conditionnée à des critères précis liés au logement, au locataire et au niveau de loyer pratiqué.

Rappel des avantages du dispositif d’investissement locatif Jeanbrun

Dans un contexte de crise du logement et de recul de l’investissement locatif, le dispositif Jeanbrun est désormais bel et bien intégré dans le budget de la loi de finances pour 2026. Le dispositif offrirait :

  • un mécanisme d’amortissement fiscal du prix d’acquisition (hors foncier) : 3,5 % par an pour les logements neufs ou VEFA, 3 % pour les anciens rénovés avec travaux ≥ 30 % du prix d’acquisition.
  • une majoration possible du taux d’amortissement lorsque le bailleur se conforme à des loyers intermédiaires, sociaux ou très sociaux. Dans le neuf : 4,5 % pour un loyer social et 5,5 % pour un loyer très social. Dans l’ancien : 3,5 % pour un loyer social et 4 % pour un loyer très social.
  • un plafond de l’avantage fiscal fixé à 8 000 € par an et par foyer fiscal afin de limiter la concentration des bénéfices. Pour un loyer social le plafond est de 10 000 € et de 12 000 € pour un loyer très social.
  • une imputation du déficit foncier sur le revenu global jusqu’à 10 700 €.
  • un cumul possible avec le dispositif Logement Locatif Intermédiaire (LLI).

Le statut s’adresse en priorité aux investisseurs particuliers, qui représentent 99 % du parc locatif résidentiel. Cependant, certaines conditions doivent être respectées pour bénéficier de ce statut, tant pour le logement que pour les locataires.

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Quelles seraient les conditions liées au logement ?

La nature des biens éligibles

Le dispositif viserait exclusivement les logements situés en immeuble collectif, ce qui exclurait les maisons individuelles. Il serait possible d’investir dans un logement neuf, acheté en VEFA, ou d’un logement ancien, à condition de réaliser des travaux de réhabilitation représentant au moins 30 % de la valeur du bien.

Un dispositif éligible dans toute la France

Le champ d’application serait national : l’accès au dispositif serait possible dans toutes les communes de France, y compris dans les zones les plus tendues, sans logique de zonage spécifique.

Un bien acquis entre 2026 et 2028

Le statut s’appliquerait aux logements neufs ou en VEFA acquis entre la date d’entrée en vigueur de la loi de finances 2026 et le 31 décembre 2028.

Une mise en location longue durée

Le logement devrait être loué nu à usage de résidence principale pendant au moins neuf ans, à une personne autre qu’un membre du foyer fiscal.

Un engagement de loyers encadrés pour bénéficier des bonus

Si le bailleur souhaite profiter des majorations du taux d’amortissement, il devra accepter des loyers encadrés (location intermédiaire, sociale, très sociale) et respecter les plafonds de loyers et plafonds de ressources applicables aux locataires. Ces plafonds seront fixés par décret.

Un plafond de l’avantage fiscal

L’amortissement ne peut excéder 8 000 € par an et par foyer fiscal pour un loyer intermédiaire, 10 000 € pour un loyer social et 12 000 € pour un loyer très social. Cette limite vise à concentrer l’avantage fiscal sur les investisseurs individuels modérés.

Une interdiction de location au cercle familial

Pour garantir l’intégrité sociale du dispositif et prévenir les abus d’optimisation fiscale, la location aux ascendants ou descendants est strictement interdite.

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