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DPE ce qui change au 1ᵉʳ janvier 2026 et pourquoi c’est important pour votre bien immobilier

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, le calcul du DPE change. Une évolution qui peut améliorer la note énergétique de nombreux logements, sans travaux, et avoir un impact direct sur la vente ou la location d’un bien. Explications.

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) cette fameuse étiquette énergétique que l’on retrouve sur toutes les annonces immobilières est profondément modifié. L’objectif est de mieux refléter la réalité énergétique des logements, notamment ceux chauffés à l’électricité, tout en alignant le calcul sur les normes européennes. Cette évolution aura des conséquences concrètes sur la vente et la location des biens immobiliers.

Un changement technique mais aux effets tangibles

Le cœur de la réforme repose sur un paramètre clé du calcul du DPE le coefficient de conversion de l’électricité. Ce coefficient sert à traduire l’énergie réellement consommée en énergie dite primaire, utilisée pour définir la performance énergétique du logement sur l’échelle allant de A (meilleur) à G (moins bon).

Jusqu’au 31 décembre 2025, dans le calcul du DPE, 1 kWh d’électricité consommé (énergie finale) était converti en 2,3 kWh d’énergie primaire.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, ce facteur de conversion a été abaissé à 1,9 : 1 kWh d’électricité consommé correspond désormais à 1,9 kWh d’énergie primaire.

Cette baisse peut paraître technique, mais elle allège mécaniquement la consommation énergétique calculée des logements électriques, améliorant souvent leur étiquette DPE sans qu’aucun travaux ne soit réalisé.

Bon à savoir

Avant la réforme de 2026, l’électricité était pénalisée dans le calcul du DPE par rapport au gaz ou au fioul, alors même qu’elle est majoritairement décarbonée en France. Ce déséquilibre pouvait conduire à classer certains logements électriques en passoire énergétique, malgré une consommation réelle modérée. Le nouveau mode de calcul vise à corriger cette incohérence et à mieux refléter l’impact environnemental réel des logements.

Qui sont les principaux concernés

Les logements chauffés à l’électricité sont les premiers bénéficiaires de ce recalcul. Longtemps pénalisés par le coefficient élevé, ils voient désormais leur performance énergétique renforcée sur le papier.

Selon les estimations officielles, cette réforme pourrait permettre à environ 850 000 logements de sortir du statut de passoire énergétique, c’est à dire des classes F ou G, simplement parce que la méthode de calcul est devenue plus favorable.

Impacts concrets sur le marché immobilier

1. Valorisation des biens

Une meilleure étiquette énergétique peut renforcer l’attractivité d’un logement, qu’il soit mis en vente ou en location. Les biens classés F ou G souffrent d’une décote sur le marché ils peuvent être estimés jusqu’à 15 % moins chers qu’un logement mieux classé.

2. Location et réglementation

La loi prévoit d’interdire progressivement la location des logements les moins performants. Or, pour certains logements électriques, ce changement de calcul peut permettre de continuer à louer un bien sans le sortir du marché locatif pour cause d’étiquette trop basse.

3. Transactions immobilières facilitées

Pour un vendeur ou un acheteur, une étiquette plus favorable se traduit souvent par plus de confiance dans la qualité énergétique du logement, un point clé dans un contexte de hausse des prix de l’énergie.

Ce que les propriétaires doivent savoir

  • Les DPE réalisés à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau mode de calcul, sans démarche particulière de la part du propriétaire.
  • Si vous disposez déjà d’un DPE établi avant cette date, il reste valide pendant 10 ans. Toutefois, une nouvelle évaluation du DPE peut être envisagée si le nouveau mode de calcul s’avère plus favorable pour le logement.
  • Aucun logement ne verra sa note énergétique se dégrader à cause de cette réforme. La classification peut rester identique ou s’améliorer, mais elle ne pourra pas être pénalisante.

Au delà de l’étiquette quels enjeux pour l’avenir

Cette réforme s’inscrit dans une logique plus large de transition énergétique en France. En corrigeant ce qui était perçu comme un déséquilibre envers l’électricité, très largement décarbonée dans l’Hexagone grâce au nucléaire et aux renouvelables, le nouveau DPE cherche à mieux orienter les décisions des propriétaires et des acheteurs.

  • En résumé, le DPE évolue à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, avec un mode de calcul plus favorable aux logements électriques, ce qui peut avoir des implications positives concrètes sur la valeur, la location et la vente de votre bien. Une réforme technique, mais qui mérite toute votre attention si vous êtes propriétaire, vendeur ou futur acheteur.

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